Balado: J. Senft | À l’antenne dans 3, 2 … | Réflexions sur mon expérience aux Championnats du monde 2013 | Nouveaux Parents | Et plus…

En vedette : Jean Senft

Officielle à la retraite, Jean Senft, a été à l’avant-plan du sport, sa carrière de juge l’emmenant des événements de son club local jusqu’aux Jeux olympiques. Sa fille, Lauren, une danseuse sur glace de compétition de niveau international, retraitée et à présent spécialiste technique, anime la conversation pendant laquelle elles partagent toutes deux des souvenirs de leurs aventures de patinage et discutent du lien spécial qu’elles en ont tiré.

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À l’antenne dans 3, 2 …

Par Christopher Mabee, médaillé d’argent des Championnats canadiens de 2007

Le logo de l’émission Battle of the Blades apparaît à l’écran et on entend Ron MacLean dire que la bataille reprend et c’est parti. Les patineurs se rendent sur la glace pour s’échauffer, alors que commence l’épisode palpitant d’une heure. Un épisode plein de patinage et de merveilleuses chorégraphies, suivies d’une pénible élimination.

Ensuite, j’apporte aux patineurs de nouveaux marqueurs pour qu’ils puissent signer des autographes. J’étreins l’équipe éliminée, déçu qu’une équipe doive partir. Je rentre à la maison, vais me coucher, me réveille et me prépare pour le prochain épisode le lendemain. Voilà ce qu’était ma vie en somme.

Comment est-ce que j’ai décroché ce travail? Les joueurs de hockey peuvent-ils vraiment devenir des patineurs artistiques? Y a-t-il des conflits entre les patineurs? Et, est-ce qu’Andrew Poje est vraiment aussi séduisant? Ce sont des questions courantes qu’on me pose quand je dis à quelqu’un que j’ai travaillé à la série originale de CBC, Battle of the Blades. Je peux répondre à chacune de ces questions et plus encore pour vous, alors commençons par le début.

J’avais rencontré Elizabeth Putnam dans un restaurant de London, en Ontario, non loin du Budweiser Gardens. Nous rattrapions le temps perdu, discutant des projets en cours, quand elle a mentionné qu’elle avait auditionné pour Battle of the Blades. Évidemment, j’avais entendu parler de l’émission de télévision à succès et j’ai été immédiatement intrigué. Elle m’a donné plus de détails à ce sujet et j’ai mentionné que ce serait extraordinaire de travailler à l’émission. Nous rêvions de travailler ensemble et du plaisir que nous aurions. Elle m’a donné les coordonnées de Sandra Bezic (réalisatrice en chef et cocréatrice de l’émission). J’ai envoyé un courriel à Sandra, pour lui faire part de mon intérêt à propos de l’émission et à y participer.

C’était en mars 1999, la dernière fois que j’avais travaillé avec Sandra, à une émission intitulée Legendary Night of Skating. Je jouais le rôle d’Osborne Colson quand il était jeune. Emanuel Sandhu le personnifiait comme jeune homme et le numéro se terminait par une petite performance d’Osborne lui-même. Donc, dans ce cas-ci, je cherchais à être un assistant à la réalisation, commençant un courriel par « Bonjour Sandra, je sais qu’il y a longtemps … ».

Je n’étais pas familier avec la production télévisée, étant donné que mon expérience portait sur les spectacles en direct (oui, c’est différent!), mais de nouveaux défis m’excitent toujours et je me suis dit pourquoi pas? Sandra m’a répondu, enthousiaste de discuter davantage, et m’a expliqué que j’étais surqualifié pour être un assistant à la réalisation, mais elle voulait que je joue néanmoins un rôle quelconque.

Nous avons organisé une réunion pour le début de juin, au bureau d’Insight Productions. J’étais là, assis dans une pièce avec deux réalisateurs en chef, un réalisateur et un producteur de séquences en extérieur et je me suis exclamé : « J’étais autrefois un patineur de compétition… ». Une heure et demie plus tard, excités par mes antécédents en patinage et mon expérience antérieure des spectacles sur glace, ils m’ont accueilli à bras ouverts.

Puis, au début d’août, quelques semaines avant le début de la production, j’ai reçu un courriel d’Insight Productions disant que le tournage commençait dans quelques semaines et je devais me présenter ce jour-là. Le souffle coupé, j’ai couvert ma bouche avec ma main, stupéfié que ce soit bien réel!

Je n’oublierai jamais le camp d’entraînement, le premier jour où les joueurs de hockey essaient de patiner chaussés de patins de figures. J’étais aux côtés de Paul Martini, nous rattrapant sur les événements dans nos vies, après avoir perdu contact pendant plus d’une décennie, quand il m’interrompt pour m’informer qu’il pensait que ça arriverait à 14 h 30, avant de s’éloigner en patinant. J’étais confus et j’ai regardé quelle heure il était, 14 h 16. « Que se passerait-il donc à 14 h 30? ».

Quelques minutes plus tard, un hurlement, suivi de cris de surprise et de grandes acclamations et voilà Sheldon Kennedy plongeant tête et corps en premier dans la glace, s’écrasant finalement contre la bande. J’ai regardé l’horloge et il était exactement 14 h 30. « Ahhhh… », je me suis dit, me rendant compte qu’il avait prédit le moment de la première chute des joueurs de hockey, causée par les dents de pointe. J’ai appris plus tard que de prédire des événements comme celui-là était la spécialité de Paul.

La première personne avec qui j’ai eu la chance d’interagir était Amanda Kessel, une jolie femme qui se rendait sur la glace, pour la première fois, avec des patins de figures et qui était paralysée par la peur de planter ses dents de pointe, tomber visage premier sur la glace et se demandait probablement « comment diable est-ce que je ferai ça? ». Son partenaire, Eric Radford, n’était pas encore arrivé au camp d’entraînement, donc je le remplaçais. Nous avons patiné un peu. Chaussée de ses patins de figures, Amanda avait des difficultés à effectuer les croisés et à gagner de la vitesse. J’ai commencé à me demander comment elle allait y réussir? J’avais regardé des vidéos de Tessa Bonhomme, durant la troisième saison de Battle of the Blades, étant resté bouche bée en voyant ce qu’elle avait été capable d’accomplir avec son partenaire, David Pelletier.

Ce que la joueuse de hockey doit faire dans cette compétition, par rapport aux hommes, est très différent et, à mon avis, beaucoup plus difficile. D’accord, il n’est pas facile de lever la patineuse dans les airs, mais réussir une magnifique pose comme Violetta Afanasieva, Ekaterina Gordeeva ou toute autre patineuse artistique était compliqué. Après le camp d’entraînement, j’avais l’impression qu’Amanda avait beaucoup de travail à faire, alors qu’elle entreprenait son entraînement régulier avec son entraîneure et chorégraphe, Julie Marcotte. Julie décomposait les éléments de patinage à leurs plus simples composantes pour l’aider à comprendre comment pousser, gagner de la vitesse et garder son équilibre, tout en faisant des commentaires positifs sur les éléments qu’elle faisait bien et la poussant à aller plus loin. Amanda a commencé à se faire soulever au-dessus de la tête d’Eric et exécuter des éléments difficiles de patinage en couple.

Julie Marcotte et Chris Mabee

Le mercredi, avant une représentation en direct, nous nous rendions tous sur place et les équipes présentaient leur numéro pour la directrice du spectacle, un processus appelé « blocage de caméras ». De cette façon, elle pourrait obtenir les prises de vues dont elle avait besoin pour mieux montrer l’équipe durant l’émission en direct.

Amanda n’avait pas l’air d’elle-même. Ses jambes étaient aussi raides que des morceaux de bois et elle semblait figée comme un chevreuil aveuglé par les phares d’un véhicule. Terrifiée est la seule façon dont je pourrais la décrire. Elle a terminé son blocage de caméra sans exécuter une solide performance. Elle était bouleversée et probablement plus effrayée que jamais. Eric et Julie se sont précipités pour l’aider avec des affirmations et lui faire savoir qu’il était normal de sentir comme ça. Le lendemain, c’était la première, et je pouvais voir sur son visage que tout ce qu’elle pensait était « nous y voilà, prêts ou non ». Ce soir-là, elle a effectué la meilleure version de son numéro que j’avais vu jusqu’à présent! Elle souriait, s’engageait et exécutait des éléments que je pensais qu’elle ne serait pas en mesure de faire si tôt dans la compétition. J’étais tellement fier d’elle. Elle était passée de la capacité d’à peine réussir des croisés à l’exécution d’éléments au-dessus de la tête avec chorégraphie. J’étais littéralement époustouflé et je me suis rendu compte que c’était en train de se produire… elle devenait une patineuse de patinage en couple.

Lorsque vous parlez à des gens qui travaillent à l’émission Battle of the Blades, il devient évident que ce n’est pas votre émission de téléréalité habituelle. Maintenant que l’émission est terminée, je n’aime même pas l’appeler de téléréalité. Si vous me voyez et venez me demander « alors, quels étaient les conflits pendant l’émission? », je n’aurai pas grand-chose à dire.

Les participants ont créé des liens profonds les uns avec les autres, qui se poursuivront au-delà de l’émission, et ils ont consacré leur temps à quelque chose qui n’était pas pour eux-mêmes et c’est là une très belle chose. Rappelez-vous, ces gens n’obtiennent rien du montant de 100 000 $. En fait, ils n’en tirent même pas nécessairement un flot d’admirateurs sur Instagram.

Ce n’est pas une question de gloire. Il s’agit de personnes, de familles et, pour certains, d’animaux. Il s’agit des histoires des joueurs de hockey, des patineurs et de leurs organismes de bienfaisance.

PJ Stock n’aurait pu mieux dire. « Si nous pouvons au moins commencer un dialogue au sujet de notre organisme de bienfaisance, alors nous faisons notre travail. » Cette émission ne porte pas sur les conflits entre les athlètes ou les entraîneurs. Il s’agit de grands athlètes patinant avec de grands athlètes pour une cause qui est plus grande qu’eux.

Après la fin de l’émission, je suis rentré à la maison et je suis retourné à « ma vie courante ». Pour moi, l’expérience a eu, certes, ses hauts et ses bas. Trouver son chemin à travers quelque chose qui est familier à certains égards, mais nouveau pour d’autres, est une expérience intéressante. La production en direct fait partie de mes antécédents, mais le monde de la télévision était tout nouveau.

J’ai beaucoup appris sur les tenants et les aboutissants de la télévision et ce fut une superbe occasion d’apprendre quelque chose de nouveau et d’acquérir de nouvelles compétences. Tous mes moments de frustration ont été compensés par beaucoup de rires et de grands moments avec des gens merveilleux. Je n’aurais pas échangé l’expérience contre quoi que ce soit.

Je me suis développé et perfectionné et, alors que j’arrive à la fin de la trentaine, je suis heureux de toujours exiger beaucoup de moi-même et de ne pas craindre l’inconnu. La vie dans le « monde du spectacle » s’accompagne toujours d’un peu d’inconnu. Vous devez trouver le travail et vous faire connaître. C’est exactement ce que j’ai fait en envoyant un courriel à Sandra et je suis content de l’avoir fait. Je suis maintenant à la recherche du prochain défi et de la prochaine occasion qui va s’offrir. Mais, d’ici là, vous me trouverez étendu sur le divan, bouche bée, regardant à nouveau mes performances préférées de Battle of the Blades de CBC.

Kurt Browning et Chris Mabee

Réflexions sur mon expérience aux Championnats du monde 2013, à London, Ontario

Par Kevin Reynolds, médaillé d’argent de l’épreuve par équipe aux Jeux olympiques de 2014 et six fois médaillé aux Championnats canadiens

Une autre excellente année de patinage est en cours et la série du Grand Prix ISU touche à sa fin, les patineurs ayant déjà présenté des performances faisant preuve d’habiletés impeccables et inégalées jusqu’à présent.

L’enthousiasme s’accroît de plus en plus et l’accent porte maintenant sur le grand prix de l’année : les Championnats du monde ISU de patinage artistique.

Alors que nous serons bientôt en 2020 (comme le temps passe vite!), le Canada sera une fois de plus honoré d’accueillir cet événement exceptionnel, cette fois dans la ville magnifique et historique de Montréal.

Le Canada a un riche historique de patinage et a été l’hôte des Championnats du monde de patinage artistique un total de neuf fois auparavant. Être un concurrent dans le pays où se déroulent les Championnats du monde exige un peu de chance, étant donné que cet événement a lieu au Canada une fois toutes les quelques années, mais j’ai eu la chance de participer aux championnats tenus à London, en Ontario, en 2013. Les Championnats du monde, à Montréal, qui approchent à grands pas, m’ont incité à songer à l’une des expériences les plus mémorables de ma carrière de patineur.

Après avoir remporté de façon inattendue les Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique, un mois avant la tenue des Championnats du monde, l’accent se trouvait davantage sur les hommes canadiens, avec deux concurrents possibles parmi les cinq meilleurs classements. D’innombrables entrevues ont découlé de l’intérêt apparemment soudain des médias locaux, qui étaient captivés par les possibilités de ce que tous les patineurs canadiens pouvaient réaliser à un championnat du monde à domicile.

Pour ma part, j’avais hâte de relever le défi et je me réjouissais de l’attention accrue. J’avais confiance dans mon entraînement – mes répétitions de sauts, séances de patinage et de chorégraphie, séances d’entraînement au gymnase et de ballet et de danse. Après l’euphorie de la dernière compétition, les efforts exigés semblaient moins laborieux que d’habitude, mes objectifs étant tout à fait clairs. Puis, moins de deux semaines avant l’événement, mes attentes et mes préparatifs ont brusquement dévié.

Je m’entraînais à exécuter mon programme long et certains éléments n’étaient pas encore parfaits, mais comme les patineurs sont habitués à le faire, j’ai continué à exécuter de mon mieux le reste du programme. J’ai fait une partie de ma combinaison de pirouettes et je me souviens distinctement d’avoir entendu un bruit sec, puis ressenti une faiblesse dans mon genou gauche. J’ai terminé ma pirouette et mon entraîneure a arrêté la musique. Après un ou deux tours de la patinoire, elle a commencé à s’inquiéter. J’ai essayé avec précaution d’utiliser mon genou dans une autre pirouette, mais je ne pouvais pas continuer; je m’étais en quelque sorte blessé au genou. Elle a immédiatement pris les dispositions nécessaires pour que je voie un médecin du sport et soudainement beaucoup de choses ont commencé à me passer par la tête et je ressentais des doutes – et si je devais me retirer des Championnats du monde? Au Canada, de tous les endroits? Impensable quelques heures plus tôt.

On a déterminé que j’avais rompu un kyste non détecté dans le haut du muscle de mon mollet gauche, ce qui avait causé une douleur aiguë et de l’inflammation, mais heureusement rien qui ne pouvait causer de dommage – je serais tenu de prendre quelques jours de congé avant de combattre la douleur avec la physiothérapie, pendant que mon corps absorbait le liquide. Manifestement un obstacle majeur à surmonter, mais j’avais espoir encore une fois de pouvoir concourir. Heureusement, il y avait moins d’attention des médias durant les jours précédant mon arrivée et j’ai pu me concentrer sur ce que je pouvais faire pour être à nouveau en forme en vue de la compétition.

Une fois arrivé à London, j’avais oublié l’émoi créé par cet obstacle soudain – j’étais euphorique et enthousiaste à l’idée de la semaine à venir, mais déterminé à faire de mon mieux et à bien concourir pour le Canada. Dès le début, l’ambiance était absolument électrique – les gens arrêtaient à l’hôtel pour obtenir des autographes et prendre des photos et s’alignaient à l’extérieur de la patinoire pour voir passer leurs patineurs préférés. Mais, c’était plus que ces points d’intérêt habituels des amateurs de patinage – les gens qui ne connaissaient peut-être pas du tout le patinage artistique auparavant s’arrêtaient pour nous dire « bonne chance! » ou « faites notre fierté, nous vous encouragerons! ».

Le marché Covent Garden tout près, où j’allais souvent manger, était un endroit agréable où interagir avec des gens ordinaires qui étaient gagnés par la frénésie du patinage et ravis d’accueillir le monde entier dans leur ville de résidence. Bien que le patinage ait été (et soit encore aujourd’hui) très populaire au Japon et qu’il y ait toujours un certain engouement et une exaltation entourant les Championnats du monde, ce genre d’interaction personnelle et d’appui des Canadiens de la rue était vraiment spécial et me remplissait de fierté et de confiance.

Deux des moments dont je me souviens le mieux dans ma carrière de compétiteur se sont produits en compétition, à London.

Programme Court
Programme Court

Le premier était l’incroyable réaction du public, après l’exécution de mon programme court, ayant obtenu de meilleurs résultats que je m’y attendais. Je me souviens d’avoir vu une multitude de drapeaux rouges et blancs, des feuilles d’érable canadiennes, s’élever lorsque je faisais mes révérences. À ce moment-là, le temps a semblé ralentir alors que je regardais tout autour… des pensées de combien il était difficile de parvenir ici se sont rapidement dissipées, remplacées par un sentiment inégalé de chaleur, de fierté et de gratitude pour tous les partisans sur place qui nous encourageaient. Je me souviens d’avoir pensé définitivement : voilà les genres de moments dont on rêve. Étreignant mon entraîneure de longue date, Joanne McLeod, après être arrivé dans l’aire d’attente des résultats et entendant le public réagir aux notes était aussi un moment spécial à partager ensemble.

Joanne McLeod et Kevin Reynolds

L’autre moment s’est produit dans le programme libre, dans des circonstances différentes. Après avoir obtenu une 3e place inattendue dans le programme court, j’avais mérité une place dans le groupe d’échauffement final – quelque chose que je vivais pour la première fois à un Championnat du monde. C’est une expérience en soi, mais avec un public du pays d’accueil, Patrick Chan ayant déjà probablement obtenu un titre mondial, et seulement moi comme dernier patineur – un deuxième Canadien tout près d’accéder au podium – le public frisait le délire.

Je me souviens d’avoir ressenti la lourdeur de la tension dans l’air, alors que je me suis rendu sur la glace et que j’attendais qu’on annonce mon nom. Lorsque l’annonceur a commencé à dire « Représentant le Canada… je n’ai pu entendre le reste. Les applaudissements étaient assourdissants. Comme je prenais ma pose d’ouverture, je débordais d’adrénaline : je me sentais plein d’énergie, mais épuisé, mes jambes étaient remplies d’énergie au point de trembler de faiblesse. Ma fréquence cardiaque atteignait probablement mon taux d’entraînement maximum de 200 bpm. Et, je n’avais même pas encore commencé. Puis, avant même que les applaudissements ralentissent, la musique s’est mise à jouer. J’ai pris une respiration, puis j’ai commencé.

Bien que ce ne fut pas ma meilleure performance, j’ai réussi à me calmer et terminer avec fierté, sinon un peu déçu, avec un classement parmi les cinq meilleurs.

Kevin Reynolds et Scott Russell

Certains des aspects les plus agréables des Championnats du monde au Canada étaient les occasions médiatiques tout au long de la semaine, tant pendant qu’après la compétition. Ce fut fantastique d’apprendre à participer à de multiples mêlées de presse et des séances d’autographes avec les coéquipiers canadiens, ainsi que de prendre part à plusieurs entrevues télévisées, y compris avec Scott Russell de CBC.

Parmi les autres moments marquants, mentionnons la création par un artiste local d’une œuvre d’art personnalisée de patin ailé, inspirée par mon patinage ((https://lfpress.com/2013/03/10/local-artists-create-amazing-art-skates-to-reflect-personality-of-celebrated-skaters/wcm/5daf9333-054e-de8c-9505-5eef2a90b5bd), ainsi que l’occasion et l’honneur de rencontrer personnellement le gouverneur général du Canada, dans le cadre des célébrations et des festivités après la compétition.

Il est merveilleux de savoir qu’aux prochains Championnats du monde au Canada, à Montréal 2020, d’innombrables souvenirs uniques seront créés pour la prochaine génération de concurrents canadiens et mondiaux, qui tenteront de laisser leur marque sur la scène la plus importante de l’année. Pour les patineurs et les partisans, ce sera sûrement une semaine remplie d’anticipation, de drame, d’excitation et de fierté.

Mon conseil à ceux qui se qualifieront pour représenter le Canada à Montréal est le suivant : faites ce que vous devez faire pour vous préparer aux rigueurs de la compétition, mais assurez-vous de profiter de tout ce que l’expérience aura à offrir, pendant son déroulement. Un championnat du monde au Canada est un point saillant de ce que nous aimons le plus dans notre sport : les souvenirs que vous en garderez pour le reste de votre vie.

Les Montréalais, de même que les partisans de partout au Canada et du monde entier, seront ravis de voir la magie et l’histoire créées sur la glace et applaudirons tous les concurrents qui auront travaillé si fort pour y parvenir. Moi aussi, j’ai hâte de voir comment le tout se déroulera et j’encouragerai tous les patineurs à présenter leurs meilleures performances.

Rendez-vous à Montréal pour les Championnats du monde 2020!

Meagan Duhamel et Bruno Marcotte sont les nouveaux parents d’une petite fille!

L’olympienne Meagan Duhamel et son mari Bruno Marcotte, entraîneur olympique, ont accueilli leur petite fille Zoey dans le monde du patinage, le 25 octobre 2019.

« Notre petite princesse est venue au monde un peu plus tôt et plus petite que prévu, mais elle va se rattraper à bien des égards », a annoncé Meagan sur Instagram.

Après avoir passé du temps à l’hôpital, Zoey a enfin pris du poids et des forces et les fiers parents sont finalement à la maison avec leur petite fille.

Meagan et son partenaire de patinage artistique, Eric Radford, sont de doubles champions du monde, des médaillés d’or, d’argent et de bronze olympiques, en plus d’avoir été des champions nationaux canadiens en patinage en couple senior à sept reprises. Le duo a pris sa retraite à la suite de sa performance aux Jeux olympiques d’hiver de 2018, en Corée, ce qui a permis à Meagan de poursuivre une carrière d’entraîneure de patinage artistique à plein temps.

Beaucoup de joyeux moments remplis d’émerveillement vous attendent… félicitations!

La famille Mattatall annonce fièrement l’arrivée de Lennon Marie!

John Mattatall, concurrent de niveau mondial et médaillé des Championnats canadiens, et sa femme Shadia ont accueilli une belle petite fille, Lennon Marie, née le 10 novembre 2019.

Nous souhaitons aux nouveaux parents beaucoup de joie et de bonheur avec leur nouveau bébé et offrons à la nouvelle famille nos meilleurs vœux!

Patrick Chan et Joannie Rochette nommés ambassadeurs des athlètes, aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020

Non pas que les Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020 avaient besoin de l’attrait de plus d’étoiles, mais l’événement vedette du patinage artistique en profitera de toute façon.

Alors que la ville de Montréal, au Québec, s’apprête à accueillir le monde entier au Centre Bell, du 16 au 22 mars 2020, deux légendes canadiennes comptant 16 titres nationaux à leur deux apparaîtront encore une fois sur la plus grande scène du sport. Seulement, cette fois, ils regarderont l’événement à titre de spectateurs.

Aujourd’hui, Patinage Canada a présenté le triple champion du monde Patrick Chan, qui détient aussi un record de dix titres canadiens, et la Montréalaise Joannie Rochette, médaillée de bronze aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 et six fois championne canadienne, à titre d’ambassadeurs officiels des athlètes, aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020.

Alors que les championnats du monde reviendront au Canada, pour la première fois depuis 2013, Patrick et Joannie, en tant qu’en ambassadeurs des athlètes, feront des allocutions, participeront à des entrevues avec les médias, feront des apparitions au nom des athlètes participants et passeront du temps avec les partisans qui ont signifié tellement pour eux, au cours de leurs carrières.

« Je suis ravi que les Championnats du monde ISU 2020 se déroulent à Montréal et très heureux d’être un ambassadeur de l’événement », a déclaré Patrick.

« L’un de mes plus beaux souvenirs, en patinage artistique, a été de concourir aux Championnats du monde ISU 2013 à London, en Ontario. L’appui de la foule locale m’a enthousiasmé et m’a incité à faire de mon mieux, ce qui s’est finalement soldé par une médaille d’or. »

Joannie se réjouit de la tenue des championnats du monde dans sa ville natale, pour la première fois depuis 1932.

« Cela signifie beaucoup pour moi d’être nommée ambassadrice des athlètes en vue des championnats du monde, à Montréal », a signalé Joannie. « Les Montréalais sont reconnus comme étant accueillants et ouverts sur le monde et je suis honorée de représenter Patinage Canada et tous les athlètes qui participent à cet événement incroyable. Je souhaite à tous les patineurs une excellente semaine de patinage à Montréal et j’espère qu’ils auront la chance de visiter cette ville magnifique. »

Ce sera la deuxième fois que Patrick et Joannie sont ambassadeurs des athlètes, alors que Patinage Canada continue à honorer les athlètes qui ont tant contribué à sa riche et illustre histoire. Plus récemment, Patrick a été l’ambassadeur des athlètes à la finale du Grand Prix ISU de 2018-2019 et Joannie, aux Internationaux Patinage Canada 2018. Au nombre des autres ambassadeurs des athlètes aux récents événements de Patinage Canada, mentionnons Kevin Reynolds, Elvis Stojko, Kurt Browning, Jamie Salé et David Pelletier, Jeffrey Buttle et Shae-Lynn Bourne.

« Nous sommes honorés de compter Patrick et Joannie comme ambassadeurs des athlètes pour les championnats du monde. Patinage Canada se réjouit de tenir les championnats du monde à Montréal et fier d’avoir des anciens, comme Patrick et Joannie, qui sont d’incroyables modèles de rôle, non seulement pour les athlètes, mais aussi pour tous les Canadiens », a déclaré Debra Armstrong, chef de la direction générale de Patinage Canada. « Au cours de leurs carrières, ils ont tous deux concouru et remporté des médailles à chaque grand événement de patinage. Ils connaissent, par expérience, les pressions de la compétition et nous savons qu’ils aideront à en faire un événement inoubliable pour tous les participants. »

Nul besoin de présenter Patrick et Joannie aux amateurs de patinage artistique, tant au Canada que dans le monde entier.

À ses huit participations aux championnats du monde, Patrick est monté sur le podium à cinq reprises, remportant trois fois consécutives le titre mondial, de 2011 à 2013. En plus de son record de dix victoires aux championnats canadiens, il a été trois fois médaillé olympique, dont une médaille d’or remportée en tant que membre de l’équipe canadienne gagnante de l’épreuve par équipe, aux Jeux olympiques d’hiver de 2018, à PyeongChang.

Peu de temps après ces Jeux olympiques, Patrick a annoncé sa retraite du patinage de compétition, mais il se produit régulièrement dans des spectacles de patinage à travers le Canada. Il habite actuellement à Vancouver et continue à redonner au sport qui lui a tant donné, donnant des séminaires dans la région de Vancouver.

L’affection de Patrick pour Vancouver est facile à comprendre, étant donné que c’est là où il a remporté son premier titre national, en 2008, avant de gagner sa dernière couronne canadienne dans cette ville.

« C’est formidable que la prochaine génération de patineurs artistiques canadiens ait la même chance de concourir ici, au Canada, contre les meilleurs au monde et j’ai hâte d’accueillir le monde entier au Canada », a ajouté Patrick.

Joannie a laissé son empreinte sur le cœur d’une nation, aux Jeux olympiques d’hiver de 2010, à Vancouver, avec sa performance émotive digne d’une médaille de bronze, qui l’a amenée à être nommée Athlète féminine de l’année par La Presse canadienne.

En plus de ses six championnats canadiens, Joannie a représenté le Canada à sept reprises aux championnats du monde, remportant l’argent en 2009. À ses six apparitions, durant sa carrière, aux Internationaux Patinage Canada, elle a remporté cinq médailles, dont l’or en 2006, 2008 et 2009. En 2017, Patinage Canada a annoncé que Joannie serait intronisée au Temple de la renommée de Patinage Canada.

Ces jours-ci, Joannie a un horaire chargé, alors qu’elle poursuit ses études en médecine à l’Université McGill. Cependant, l’occasion d’assister aux championnats du monde, à domicile, était trop importante pour la laisser passer.

« Il n’y a rien de tel que de représenter son pays sur la scène internationale. Je suis certaine que l’événement évoquera beaucoup de souvenirs pour Patrick et moi », a ajouté Joannie.

Et, pour tout un pays.

Rétrospective des Championnats du monde : Calgary 1972

Alors que se poursuit le compte à rebours des Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020, à Montréal, au Québec, jetons un coup d’œil aux championnats du monde précédemment tenus au Canada. Ce troisième d’une série de dix articles porte sur les Championnats du monde de 1972, à Calgary.

Pour la troisième fois dans l’histoire – et la première fois depuis Vancouver en 1960 – les Championnats du monde ISU de patinage artistique se sont déroulés au Canada, lorsque la ville de Calgary, en Alberta, a accueilli le monde entier du 7 au 11 mars 1972.

Tout comme les championnats du monde antérieurement tenus au Canada – à Montréal en 1932 et à Vancouver en 1960 – les Championnats du monde de 1972, qui ont eu lieu au Stampede Corral, se sont déroulés durant une année olympique, avec Sapporo, au Japon, accueillant les Jeux le mois précédant les Championnats du monde.

Les podiums des Championnats du monde de 1972 ont pratiquement été une copie carbone de ceux des Jeux olympiques, tous les médaillés d’or et d’argent à Sapporo remportant les mêmes médailles à Calgary. La danse sur glace n’était pas une discipline olympique, mais elle a été disputée aux Championnats du monde.

Dans l’épreuve masculine, Ondrej Nepela, de Tchécoslovaquie, a remporté son deuxième de trois titres mondiaux consécutifs, devançant le Soviétique Sergei Chetverukhin pour l’or. Vladimir Kovalev, de l’Union soviétique, a gagné la médaille de bronze.

Karen Magnussen

Quelques semaines seulement après avoir terminé deuxième derrière l’Autrichienne Beatrix Schuba, à Sapporo, Karen Magnussen, de Vancouver, C.-B., a de nouveau été médaillée d’argent à Calgary, tandis que Beatrix a gagné sa deuxième couronne mondiale féminine de suite. Karen a ensuite remporté le championnat du monde l’année suivante, la dernière Canadienne à mériter le titre mondial féminin jusqu’à ce que Kaetlyn Osmond réussisse cet exploit, en 2018.

Tout comme aux Jeux olympiques de Sapporo, les deux meilleures équipes de patinage en couple, de l’Union soviétique, se sont disputé l’or et, encore une fois, ce fut l’équipe formée d’Irina Rodnina et Alexei Ulanov qui a affronté ses compatriotes Liudmila Smirnova et Andrei Suraikin pour la première place. À la suite d’un accident qui s’est produit durant une levée, effectuée par Irina et Alexei, la veille de la compétition, Irina a été transportée à l’hôpital après avoir subi une commotion cérébrale et un hématome intracrânien. Le duo a ensuite participé à la compétition et remporté son quatrième championnat du monde d’affilée. Ils ont concouru ensemble pour la dernière fois, à Calgary, et Irina a gagné par la suite six titres mondiaux consécutifs avec son nouveau partenaire Alexander Zaitsev, à compter de 1973.

JoJo Starbuck et Kenneth Shelley, des États-Unis, ont obtenu la médaille de bronze en patinage en couple.

Liudmila Pakhomova et Alexander Gorshkov, de l’Union soviétique, ont été médaillés d’or en danse sur glace, battant de justesse Angelika Buck et Erich Buck, d’Allemagne de l’Ouest. Les Américains Judy Schwomeyer et James Sladky ont terminé en troisième place.

Les championnats du monde sont retournés au Canada six ans plus tard, lorsque la ville d’Ottawa a été l’hôte de l’édition de 1978 de l’événement.

Sur cette photo des Championnats canadiens de 1982, Julie Brault et Richard Gauthier, champions juniors de patinage en couple, sont interviewés par Debbi Wilkes et Johnny Esaw de CTV. Ne manquez pas le blogue du mois prochain, qui mettra en vedette Richard et son exceptionnelle carrière d’entraîneur.

Vous n’avez pas acheté un forfait d’événement pour les anciens en vue des Championnats nationaux de patinage 2020 ou des Championnats du monde 2020, MAIS vous voulez participer à l’activité sociale pour les anciens ou le brunch pour les anciens et amis…

Voici comment! Faites parvenir un COURRIEL à [email protected], afin de recevoir le FORMULAIRE EN LIGNE pour les activités auxquelles vous souhaitez assister.

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« Inspirer tous les Canadiens à vivre la joie du patinage. »

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Envoyez-nous vos récits, photos, idées, suggestions et questions. Nous ne pouvons garantir de tout publier, cependant nous lirons certainement chaque mot reçu et en cas de questions, nous trouverons des réponses.

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