Balado: S. Bezic | Ma dernière saison | Deux Championnats du Monde “Dans son Pays” | J. Hisey Reçoit l’Ordre du Canada | J. Rochette: Réalise un Rêve | Et Plus…

En vedette: Sandra Bezic

Ce mois-ci, Debbi Wilkes visite un champion, entraîneur, chorégraphe et visionnaire qui, selon plusieurs, est un architecte du Canada en tant que chef de la chorégraphie et de l’expression artistique.  Sandra Bezic a commencé son amour pour le sport à sa patinoire locale en apprenant à patiner avec son frère Val Bezic… le début de ce qui allait devenir une carrière au Temple de la renommée et qui l’emmène à travers le monde à concevoir des programmes, des spectacles et des concepts qui ont changé le patinage artistique.

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*le balado est seulement en anglais

Ma dernière saison

par Jeremy Ten, triple médaillé canadien

La décision de se retirer de la compétition sera la décision la plus difficile qu’un athlète devra prendre durant sa carrière. Pour moi, ma retraite signifiait de mettre fin à 16 années de dur travail et de dévouement, des milliers de dollars dépensés et d’innombrables heures passées, jour après jour, à la patinoire à bucher pour réaliser mon rêve ultime : les Jeux olympiques. Mais, en fin de compte, pour la plupart, y compris moi-même, le rêve de participer aux Jeux olympiques et de défiler dans la cérémonie d’ouverture, avec l’appui de toute une nation, ne restera qu’un rêve.

En 2015, après deux tentatives infructueuses pour me tailler une place dans l’équipe olympique canadienne, j’ai pris la décision de concourir pendant une dernière saison. J’avais trois objectifs en tête :

  • réussir un quadruple saut en compétition;
  • battre tous mes records personnels;
  • concourir à mes derniers Championnats nationaux, en sachant que ce serait la dernière fois que je concourrais devant un public canadien.

Le quadruple saut m’a toujours échappé. Ce n’est pas que j’avais peur de l’apprendre. Le rétablissement physique, mais surtout mental, de ma chirurgie à ma cheville droite et de ma fracture de ma cheville gauche, en 2011, avait pris beaucoup plus de temps que je ne pensais et retardé le processus. J’ai eu une autre chance de me qualifier pour les Jeux en 2014 et risquer de me blesser davantage en apprenant un quadruple saut, qui ne semblait pas en valoir la peine. Je pensais pouvoir me qualifier pour les Jeux sans l’exécuter. J’avais tort.

Mais, durant l’été de 2014, je n’avais rien à perdre. Et, deux semaines après avoir commencé à m’entraîner pour apprendre ce « sacré saut », je l’ai réussi, à l’âge mûr de 25 ans. Plus tard, en novembre, j’ai atteint mon premier but après l’avoir réussi en compétition, au Trophée NHK.

À mon arrivée aux Championnats nationaux, en 2015, j’avais atteint mon deuxième but et obtenu le meilleur pointage pour mes programmes court et libre et ma note totale cumulative la plus élevée de ma carrière au cours de la saison. Enfin, en patinant au son de la musique envoûtante Hallelujah, de Jeff Buckley, et malgré des erreurs coûteuses à mes deux premiers sauts dans le programme libre, je me suis ressaisi avec l’appui de la foule canadienne, me réjouissant de leurs acclamations à la fin de mon programme libre. Troisième but : atteint. À la surprise de tous, y compris la mienne, j’ai remporté la médaille d’argent et je me suis taillé une place dans les équipes des Championnats des quatre continents, des Championnats du monde et du Trophée mondial par équipe.

Cependant, ma plus grande récompense s’est présentée aux Championnats des quatre continents, au cours d’un moment qui n’a duré que quelques secondes. Alors que je tenais la porte ouverte pour la chorégraphe de patinage artistique de renommée mondiale Lori Nichol, elle s’est brusquement arrêtée, m’a regardé et a dit : « Je t’ai vu patiner aux Championnats nationaux et j’étais émue. Tu es un artiste, ne l’oublies jamais ». 

Retraite

Le matin du 12 juin 2015, le communiqué de presse annonçant ma retraite du patinage de compétition a été publié. Plus tard ce jour-là, après avoir traversé la scène pour obtenir mon diplôme universitaire, je me suis dirigé vers mon nouveau lieu de résidence, passant prendre les clés de mon tout nouvel appartement. Je me suis souvenu de m’être dit avant de traverser la scène qu’une fois que j’arriverais de l’autre côté, je serais un adulte. Je n’étais plus étudiant. Je n’étais plus un athlète. Je ne vivais plus chez mes parents. Je volais de mes propres ailes. Alors, j’ai décidé de prendre un an de répit et de simplement VIVRE. Vivre sans responsabilité. Vivez sans un régime rigoureux d’entraînement ou une charge de cours insupportable. Vivre dans mon appartement chic et tout neuf.

Une fois l’année terminée, j’ai été confronté à la question de quoi faire maintenant.

S’il y a une chose que je sais de tout mon cœur, c’est que j’adore absolument patiner. J’aime glisser, sauter, faire des pirouettes, j’aime le côté artistique et expressif, j’adore tout ça. Et, me souvenant des paroles de Lori, je savais que j’avais plus à donner à mon sport. J’ai donc communiqué avec le chorégraphe canadien Chris Nolan, qui m’avait contacté après avoir vu ma performance aux Championnats nationaux de 2014. Oui, les championnats auxquels je ne m’étais pas qualifié à nouveau pour l’équipe olympique. Il m’a dit qu’il aimait mon patinage et de le contacter quand je serais prêt pour une carrière de patineur professionnel. Il m’a donné les coordonnées de Sylvia Froescher, de Willy Bietak Productions Inc., et après quelques courriels, j’ai eu mon premier contrat professionnel.

La vie à bord de navires

Je suis très reconnaissant de mes deux années de travail à bord de navires de croisière, mais je dois admettre que ce n’est pas quelque chose qui convient à tout le monde. J’approchais la fin de ma vingtaine et je partageais un lit superposé dans une chambre de la taille d’une boîte à chaussures. Pas très prestigieux. Mais, en plus de cela et de quelques autres détails, j’ai pu voyager à beaucoup d’endroits dans les Caraïbes et les pays riverains de la Méditerranée, tout en rencontrant des gens merveilleux en cours de route, gagnant beaucoup d’argent, et surtout, faisant ce que j’aimais.

Acteurs: Royal Caribbean – Liberty of The Seas

J’ai vite appris que de faire partie de la distribution d’un spectacle est très différent de la compétition. Il ne s’agit plus seulement de vous-même. Vous faites maintenant partie d’une équipe et la façon dont vous travaillez ensemble a un grand impact sur la qualité du spectacle que vous présentez à votre public. J’ai appris de nouveaux termes de spectacles de patinage, comme le guidage, et au terme de mes deux premiers contrats, j’ai eu la merveilleuse occasion de travailler avec la chorégraphe lauréate d’un prix Emmy, Sarah Kawahara, dans le cadre d’un nouveau spectacle, intitulé 1977: A Skating Adventure on Ice pour le plus grand navire de croisière dans le monde entier, le Symphony of the Seas de Royal Caribbean. C’était la première fois que je faisais partie de la distribution originale et que je voyais comment un spectacle était créé du début à la fin, ce qui est aussi connu sous le nom de « processus de création ».

Retour sur la terre ferme et Cirque du Soleil

À la suite de mon troisième et dernier contrat à bord d’un navire, Willy Bietak m’a invité à faire partie d’une autre distribution originale, pour Opera Festival on Ice, un spectacle chorégraphié par Sarah Kawahara et Chris Nolan. Après un court, mais intense processus de création de trois semaines, nous nous sommes rendus à Mascate, du Sultanat d’Oman, au Moyen-Orient, pour présenter notre spectacle au Royal Muscat Opera House. C’était ma première fois au Moyen-Orient et jamais, en un million d’années, je n’aurais pensé que je m’y rendrais pour patiner. Mais j’étais là, patinant dans un opéra magnifique, accompagné d’un orchestre de 40 musiciens et de 5 chanteurs d’opéra, interprétant Carmen l’un de mes morceaux de musique préférés.

Opéra Royal Muscat

C’est à l’aéroport, alors que je rentrais à la maison, que j’ai appris la nouvelle. Dans ma boîte de réception se trouvait le courriel que j’attendais… une invitation à me joindre à la distribution du tout nouveau spectacle du Cirque du Soleil, White (maintenant connu sous le nom Axel). J’avais fait une demande, sur un coup de tête, quand un ami m’avait dit qu’ils avaient demandé une vidéo de mon patinage. Mes propres doutes et mon manque de confiance m’avaient empêché de faire une demande pour leur premier spectacle sur glace, Crystal, mais je me suis souvenu d’avoir assisté, à l’âge de 13 ou 14 ans, à mon premier spectacle du Cirque du Soleil avec ma famille. Je me souviens d’avoir pensé à comment il serait sensationnel de travailler dans une production de ce genre. Je me suis souvenu des paroles de Lori. C’était là ma chance. Et, après un mois de tournage et un peu de magie de montage de film, j’ai préparé une vidéo d’audition et l’ai envoyée en me croisant les doigts. Honnêtement, j’aurais été heureux qu’ils me disent que je jouais le rôle d’un buisson ou d’un rocher. Ils m’ont offert l’un des trois rôles principaux.

Bobine d’audition (seulement an anglais)

En juin, je me suis envolé pour Montréal, afin de commencer notre processus de création de quatre mois et rencontrer ma nouvelle troupe de 41 artistes, composée de cinq musiciens et chanteurs, de 18 patineurs, 17 acrobates et un marionnettiste.

Le spectacle AXEL, du Cirque du Soleil, a été créé par la directrice artistique, Patricia Ruel, ainsi que le scénariste et réalisateur, Fernand Rainville, et est conçu par le chorégraphe principal, Sam Chouinard, qui a notamment travaillé avec les deux médaillés d’or olympiques Tessa Virtue et Scott Moir, ainsi que les chorégraphes adjoints Ben Agosto (médaillé d’argent olympique), Katherine Hill et Elladj Balde.

AXEL est une odyssée sur glace durant laquelle des éléments graphiques, des musiciens, des lasers, de la pyrotechnie, du patinage et des acrobaties s’unissent pour créer un univers coloré et riche en émotions; tout tiré de la vive imagination du protagoniste, Axel, un jeune musicien avec une passion pour l’illustration.

Je joue le rôle de Vi, un personnage égotiste et malveillant qui se nourrit de peur et est créé par Axel. Il dirige sa bande de vilains rebelles, connus sous le nom de La Corporation, et son but principal tout au long du spectacle est de voler la lumière mystique de Lei, l’héroïne dont Axel est amoureux.

L’équipe de création s’est inspirée des arts graphiques et des mangas japonais, ainsi que de l’énergie et de la dynamique des concerts de stades et d’événements sportifs, pour créer un spectacle de cirque électro-pop sur glace.

Quand je repense au temps passé comme patineur artistique de compétition et à mon rêve de concourir aux Jeux olympiques, je me demande si ma vie serait différente de ce qu’elle est aujourd’hui. La réponse est simplement non. Oui, l’expérience aurait été incroyable, mais tout aurait été pour un gain personnel. L’important, c’est que je poursuis un nouveau rêve et de nouveaux objectifs, mais cette fois ce rêve est celui que je vis. Qui ne voudrait pas jouer le rôle d’un méchant serpent qui s’alimente de peur?

Qu’est-ce que c’est que de concourir aux Championnats du monde dans son pays?

PRENDRE PART À DEUX CHAMPIONNATS DU MONDE « DANS SON PAYS »

Ann Shaw

Par Ann Shaw, membre du Temple de la renommée de Patinage Canada

Chose étrange, Maria et Otto Jelinek ont concouru à non seulement un, mais deux Championnats du monde dans deux pays de résidence différents : l’un dans leur « pays d’adoption » et l’autre dans leur « pays natal ».

Lors d’une récente entrevue avec Ann Shaw, membre du Comité des anciens, Maria a expliqué la situation.

Leurs premiers Championnats du monde à domicile ont eu lieu dans leur « pays d’adoption », le Canada, à Vancouver, en 1960, seulement deux semaines après leur classement en 4e place, aux Jeux olympiques de Squaw Valley. L’ISU avait finalement sélectionné le Canada en vue de l’accueil des Championnats du monde, pour la première fois depuis leur tenue à Montréal, en 1932!!!

Maria & Otto Jelinek en 1957

L’ACPA (maintenant appelée Patinage Canada) avait travaillé dur pour convaincre l’ISU d’attribuer cet événement au Canada, cinq clubs de la région de Vancouver œuvrant ensemble pour y parvenir. Repensant aux Championnats du monde à Vancouver, Maria a déclaré : « Après 60 ans, il est difficile d’essayer de me rappeler ce que je ressentais, sauf qu’à l’époque l’ambiance était assez décontractée ». Son frère Otto et elle avaient participé à trois Championnats du monde précédents, obtenant une troisième place en patinage en couple à Colorado Springs, en 1957, et à Paris, en 1958, et une quatrième place à Colorado Springs, en 1959. Vétérans assez chevronnés à leur arrivée à Vancouver, ils étaient heureux de concourir devant un auditoire à domicile, dans leur pays d’adoption. Ils ont saisi cette occasion et gravi le podium avec une médaille d’argent, juste derrière les champions olympiques et coéquipiers Barbara Wagner et Bob Paul.

L’histoire de leurs deuxièmes Championnats du monde à domicile, cette fois dans leur « pays natal », s’est déroulée en 1962 à Prague, en Tchécoslovaquie, une histoire qui nécessite de retourner un peu en arrière.

Au milieu des années 1940, les Jelinek étaient une famille prospère vivant à Prague. Le père dirigeait une entreprise de liège, quand les nazis, puis les communistes se sont emparés du pays. Finalement, après que le régime communiste ait nationalisé l’entreprise familiale, toute la famille a été forcée de fuir en laissant tout derrière, y compris leur maison et leurs amis, pour finalement s’installer au Canada. Maria avait 6 ans et Otto, 8 ans.

Quatorze ans plus tard, en 1961, les Championnats du monde devaient avoir lieu à Prague. D’abord, M. Jelinek avait interdit à Otto et Maria d’y aller, craignant qu’ils soient détenus. Étant donné que le gouvernement communiste tchèque les considérait toujours comme des citoyens tchèques, il redoutait qu’Otto soit même enrôlé dans l’armée tchèque.

Tragiquement, ce championnat du monde a été annulé lorsque l’entière équipe américaine est décédée dans un accident d’avion, en route pour Prague.

Jelinek’s

L’événement a finalement été reporté à l’année suivante, à Prague. Entre temps, l’ACPA et le gouvernement canadien avaient réussi à obtenir du gouvernement tchèque qu’il s’assure de la sécurité de Maria et Otto. M. Jelinek a cédé et les a laissés partir, bien que sa femme et lui même aient dû se contenter de regarder l’événement à la télévision, à Davos, en Suisse. Contrairement à leurs enfants, leur sécurité ne serait pas assurée. Malheureusement, M. Jelinek n’est jamais retourné dans sa patrie.

Maria s’est rappelé comment le retour à Prague, aux Championnats du monde, avait été si spécial pour son frère et elle – très émouvant et un peu comme un conte de fées – et c’est un souvenir qui lui donne la chair de poule, encore maintenant, lorsqu’elle y repense. Elle admet qu’il leur faisait peur d’y retourner. Le gouvernement communiste a dit aux médias tchèques de ne rien écrire à propos des Jelinek, mais la rumeur s’était répandue qu’un jeune couple tchèque patinait pour le Canada.

Sous un tonnerre d’applaudissements, ils ont été salués unanimement par le public lorsqu’ils ont gagné l’or, apportant de la joie aux Canadiens de leur pays d’adoption et au peuple tchèque de leur pays natal, qui était tous tellement fiers de leur succès.

Pour Maria et Otto, devenir les champions du monde était très spécial. Et, le fait de remporter le titre en sol natal a fait de leur remarquable histoire sportive et politique une légende digne d’être racontée dans un livre, intitulé On Thin Ice, publié en 1965.

Suite de l’histoire des deux Championnats de monde dans deux pays de résidence

L’histoire des Jelinek et de leur lien avec Prague ne s’arrête pas là.

Dans les années qui ont suivi, Otto avait grimpé les rangs sur la scène politique canadienne, pour devenir député au gouvernement fédéral et, ensuite, ministre d’État à la Condition physique et au Sport amateur.

Par la suite, lorsque le régime communiste a pris fin en Tchécoslovaquie (le pays s’est divisé en deux républiques, tchèque et slovaque), Otto a eu l’occasion de retourner à Prague, pour aider une entreprise du pays à faire la transition vers l’État non communiste. Après un an, il a décidé de rester comme président de Deloitte Touche et, pendant de nombreuses années par la suite, d’aider d’autres organisations. Plus tard, il a été nommé ambassadeur du Canada en République tchèque. Maria et ses trois autres frères ont souvent eu l’occasion de rendre visite à Otto, à Prague, à cette époque.

Jelinek’s

Avec le temps, l’ancienne maison de la famille Jelinek, à Prague, est devenue l’ambassade d’Autriche. Une partie de la porcelaine de Jelinek portant toujours la lettre « J » était utilisée à l’ambassade, tandis que les livres dans la bibliothèque affichaient toujours le nom de Jelinek. En tant qu’ambassadeur du Canada, Otto y était souvent invité par l’ambassadeur d’Autriche. Selon la rumeur, Otto lui aurait montré un interrupteur secret dans une pièce, qui ouvrait une porte menant à un passage secret.

Il y a deux ans, une réunion des Jelinek a eu lieu à Prague, avec 80 membres de la famille! Étant donné que beaucoup des jeunes Jelinek n’avaient jamais été dans l’ancienne maison familiale, l’un des points saillants a été l’invitation de tous les membres de la famille à une réception dans cette maison, organisée par l’ambassade d’Autriche. Le frère aîné de Maria et Otto (qui avait plus de souvenirs que quiconque) a montré à tout le monde où leurs chambres s’étaient trouvées avant qu’ils aient à fuir.

Jelinek’s

Deux pays de résidence et deux souvenirs différents des Championnats du monde.

Les partisans sont invités à causer avec Maria à propos de son incroyable aventure dans le sport du patinage, lorsqu’elle assistera aux Championnats canadiens à Mississauga et aux Championnats du monde à Montréal.

Membres de la Temple de la renommée du patinage artistique: Maria et Otto Jelinek

Maria and Otto JelinekFrère et soeur, ce couple de patineurs exceptionnels qui avait appris à patiner dans leur pays natal, la Tchécoslovaquie, a émigré au Canada en 1951 et s’est joint au Club de patinage d’Oakville. Maria et Otto Jelinek ont remporté le titre de champions canadiens juniors de patinage en couple en 1955 et, au niveau senior, leur succès s’est traduit par quatre médailles d’argent, puis deux médailles d’or en patinage en couple aux Championnats canadiens de 1961 et de 1962. Surmontant de graves blessures, ils ont même obtenu le titre de champions d’Amérique du Nord en 1961. Leur recherche de l’excellence et de la perfection leur a mérité une médaille de bronze aux Championnats du monde de 1957 et de 1958, ainsi qu’une médaille d’argent à ceux de 1960. En 1962, ils ont remporté le titre de champions du monde à Prague, leur ville natale. Après s’être retirés des compétitions de patinage amateur en 1962, ils ont poursuivi leur carrière en patinage professionnel pendant six ans.

Rétrospective des Championnats du monde : Ottawa 1984

Alors que se poursuit le compte à rebours des Championnats du monde ISU de patinage artistique 2020, à Montréal, au Québec, jetons un coup d’œil aux championnats du monde précédemment tenus au Canada. Ce cinquième d’une série de dix articles porte sur les Championnats du monde de 1984, à Ottawa.

Pour les légendes canadiennes de patinage en couple, Barbara Underhill et Paul Martini, c’était un titre mondial qu’ils avaient presque raté.

Alors que les Championnats du monde ISU de patinage artistique de 1984 revenaient à Ottawa, du 20 au 25 mars, soit six ans seulement après que la capitale nationale ait accueilli l’édition de 1978 de l’événement, Barbara et Paul qui avaient obtenu une décevante septième place, aux Jeux olympiques d’hiver de Sarajevo, quelques semaines plus tôt, avaient songé à ne pas concourir aux championnats du monde au Canada.

« Nous sommes rentrés très déçus des Jeux olympiques, très déprimés », avait admis Paul à l’époque. « Je ne pense pas que quiconque puisse comprendre le chemin que nous avons parcouru au cours des deux dernières semaines. Nous étions très près de ne pas venir ici du tout. »

La décision de concourir a fini par être la bonne.

Enthousiasmés par une foule pro-canadienne de plus de 10 000 personnes, au Centre municipal d’Ottawa, Barbara et Paul accusaient du retard sur les champions olympiques et champions du monde en titre, Elena Valova et Oleg Vasiliev, après le programme court, mais ont exécuté un programme long sans faute qui leur a permis de détrôner l’équipe de l’Union soviétique et de devenir les premiers Canadiens à gagner un championnat du monde, depuis le titre féminin de Karen Magnussen en 1973.

« Après Sarajevo, le patinage n’était plus plaisant », a ajouté Barbara. Nous sommes allés à la patinoire parce que nous devions le faire, parce que les gens d’ici avaient payé pour nous voir. Mais, nous ne voulions pas y être ».

En simple masculin, la rivalité croissante entre l’Américain Scott Hamilton et le Canadien Brian Orser se poursuivait. Après avoir gagné une médaille d’or à Sarajevo, où Brian avait été médaillé d’argent, Scott a remporté son quatrième championnat du monde consécutif, avec Brian gravissant la deuxième marche du podium.

Sur une lancée formidable à la suite des Jeux olympiques de Sarajevo, la légendaire équipe britannique de danse sur glace, formée de Jayne Torvill et Christopher Dean, s’est assurée que l’épreuve de danse sur glace, à Ottawa, ne soit qu’une formalité. Leur éblouissante danse libre sur la musique de Boléro, qui leur avait mérité des scores parfaits et sans précédent de 6,0 pour la présentation artistique des neuf juges à Sarajevo, est considérée dans une large mesure comme l’une des plus emblématiques de l’histoire du patinage artistique, et Jayne et Christopher n’ont pas déçu à Ottawa, alors qu’ils ont mérité haut la main leur quatrième titre mondial consécutif. Tracy Wilson et Robert McCall, dont la carrière serait soulignée par sept titres canadiens, trois médailles de bronze mondiales et une médaille de bronze olympique, se sont classés en sixième place à Ottawa.

Katarina Witt, d’Allemagne de l’Est, qui venait tout juste de gagner une médaille d’or à Sarajevo, a remporté son premier de quatre titres mondiaux féminins, tandis qu’Anna Kondrashova, de l’Union soviétique, a remporté l’argent et l’Américaine Elaine Zayak a été médaillée de bronze. Kay Thomson, la meilleure Canadienne au classement, a terminé en cinquième place.

Ensuite, le Canada a été l’hôte des championnats du monde en 1990, lorsque Halifax a accueilli le monde entier dans les Maritimes.

MÉDALISTES DES CHAMPIONNATS DU MONDE DE PATINAGE 1984

Patinage Canada est triste par le décès de Kevin Lethbridge, champion canadien de danse en 1965-1966

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Mr. Kevin Lethbridge

Alors que nous entrons dans une nouvelle année, c’est toujours le moment de réfléchir à l’année précédente, y compris la tristesse que nous ressentons devant la perte de certains membres de la communauté canadienne du patinage. Le 23 décembre 2019 a marqué le décès du double champion canadien de danse, Kevin Lethbridge. Nous adressons nos condoléances à la famille et aux amis de Kevin.

Veuillez lire la nécrologique par Wareing.  Cliquez sur la page suivante pour lire la nécrologique.  (seulement en anglais)

Joyce Hisey, membre du Temple de la renommée de Patinage Canada, reçoit l’Ordre du Canada

Joyce Hisey

par La gouverneure générale du Canada

Le 28 décembre 2019

Son Excellence la très honorable Julie Payette, gouverneure générale du Canada, annonce aujourd’hui 120 nouvelles nominations au sein de l’Ordre du Canada, à savoir 5 Compagnons (C.C.), 38 Officiers (O.C.), et 77 Membres (C.M.). Les récipiendaires seront invités à recevoir leur insigne au cours d’une cérémonie qui aura lieu à une date ultérieure.

À propos de l’Ordre du Canada Créé en 1967, l’Ordre du Canada est l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques civiles au pays. Présenté par le gouverneur général, l’Ordre rend hommage aux personnes dont les services transforment notre société, dont les innovations stimulent notre imagination et dont la compassion unit nos collectivités.

Près de 7500 personnes de tous les milieux ont été investies de l’Ordre. Leurs contributions sont diverses, mais toutes ont permis d’enrichir la vie d’autrui et reflètent la devise de l’Ordre : DESIDERANTES MELIOREM PATRIAM (Ils désirent une patrie meilleure). L’insigne blanc émaillé à six pointes qu’ils arborent symbolise notre patrimoine nordique et notre diversité, puisque chaque flocon de neige est unique.

La liste des récipiendaires, de courtes citations et une fiche d’information sur l’Ordre du Canada sont jointes ici.

MEMBRES DE L’ORDRE DU CANADA

Pita Aatami, C.M., C.Q.
Brian Ahern, C.M.
Mathew Baldwin, C.M.
T. Robert Beamish, C.M.
Ronald Duncan Besse, C.M.
Paul Born, C.M.
Maurice Brisson, C.M.
Omer Chouinard, C.M.
Diane Clement, C.M.
Mitchell Cohen, C.M.
John Collins, C.M.
The Hon. James Cowan, C.M., Q.C.
Phillip Crawley, C.M., C.B.E.
Valerie Lynn Creighton, C.M., S.O.M.
Anne Innis Dagg, C.M.
Mary Eberle Deacon, C.M.
The Rev. Dr. Cheri DiNovo, C.M.
Xavier Dolan, C.M., C.Q.
Hugo Eppich, C.M.
Wayne John Fairhead, C.M.
Ronald Charles Fellows, C.M.
Thomas J. Foran, C.M., O.N.L.
Eric D. Friesen, C.M.
Berna Valencia Garron, C.M.
Myron Austin Garron, C.M.
Hana Gartner, C.M.
Marie Giguère, C.M.
Katherine Govier, C.M.
Brig.-Gen. the Hon. John James Grant, C.M., C.M.M., O.N.S., C.D.
Ken Greenberg, C.M.
Roger D. Grimes, C.M.
Arshavir Gundjian, C.M.
Sarah Hall, C.M.
Pavel Hamet, C.M., O.Q.
Peter Harrison, C.M.
Joyce Louise Hisey, C.M.
Gordon J. Hoffman, C.M., Q.C.
Steve E. Hrudey, C.M., A.O.E.
John S. Hunkin, C.M.
Johnny Nurraq Seotaituq Issaluk, C.M.
Peter Kendall, C.M.
Hal Philip Klepak, C.M., C.D.
alcides lanza, C.M.
Cathy Levy, C.M.
Wendy Lisogar-Cocchia, C.M., O.B.C.
Derek Lister, C.M.
Julie Macfarlane, C.M.
Isabelle Marcoux, C.M.
R. Mohan Mathur, C.M.
Donald S. Mavinic, C.M.
Denyse McCann, C.M.
Séan McCann, C.M.
Brian Theodore McGeer, C.M.
Stuart M. McGill, C.M.
Anthony Bernard Miller, C.M.
Nadir H. Mohamed, C.M.
Susan Helena Mortimer, C.M.
M. Lee Myers, C.M.
Paul Nicklen, C.M.
The Hon. Donald H. Oliver, C.M., Q.C.
Brian Stuart Osborne, C.M.
Louis-Frédéric Paquin, C.M.
Ralph Pentland, C.M.
Michael U. Potter, C.M.
Robert Dick Richmond, C.M.
Larry Rosen, C.M.
Janice Sanderson, C.M.
Kourken Sarkissian, C.M.
Duncan Gordon Sinclair, C.M.
Harry Sheldon Swain, C.M.
Beverly Thomson, C.M.
Darren Dennis Throop, C.M.
Jennifer Tory, C.M.
Gordon W. Walker, C.M., Q.C.
Mel Watkins, C.M.
Sheri-D Wilson, C.M.
Lynn Margaret Zimmer, C.M.

Temple de la renommée du patinage artistique: Membre, Joyce Hisey

Joyce Hisey

Originaire de Toronto, la médaillée d’argent canadienne de danse sur glace de 1952 est devenue une bénévole efficace et une officielle, laissant son empreinte sur le sport du patinage artistique, du niveau du club jusqu’au niveau mondial. Une juge pendant plus de 40 ans, elle a évalué des milliers de jeunes patineurs canadiens lors de tests et de compétitions. Élue pour la première fois au Conseil d’administration de l’ACPA, Joyce a servi de présidente du Comité de développement des officiels pendant de nombreuses années et contribué à la révision du manuel technique de danse sur glace pour les juges et les entraîneurs.

Nommée arbitre de danse sur glace de l’Union internationale de patinage en 1978, ses affectations comprenaient l’arbitrage à de nombreuse compétitions canadiennes, internationales et mondiales. Sa dernière contribution a été de faire fonction de déléguée technique de l’UIP pour les Championnats du monde 1996, couronnés de succès à Edmonton. Elle a été nommée comme membre du Comité de danse de l’UIP de 1984 à 1992. Elle fait partie du conseil de l’UIP depuis 1992. Bénévole dans de nombreux comités de l’ACPA, Joyce était chef d’équipe à de nombreuses compétitions, dont les Jeux olympiques 1984, à Sarajevo. Présidente du patinage artistique pour les Jeux olympiques d’hiver 1988, à Calgary, elle a reçu l’Alberta Achievement Award pour sa contribution exceptionnelle.

Joannie Rochette: RÉALISER UN RÊVE

Par Robert Brodie ©IFS | 2 janvier, 2020

Pour lire l’histoire, veuillez cliquer ici

(seleument en anglais)

Joannie Rochette

Le patinage synchronisé au niveau international – il y a 30 ans

Par Bert Winfield

À ce moment, il y a 30 ans, le patinage synchronisé éprouvait des difficultés de croissance!

Est-ce que c’était un sport d’envergure internationale? Est-ce que les équipes faisaient preuve de qualités d’athlètes et de créativité? Est-ce que le sport méritait l’engagement et l’attention de l’ISU?

Il y a trente ans, comme essai pour l’ISU et en fonction essentiellement des règlements de compétitions existants de l’ISU, la discipline se trouvait au milieu de compétitions internationales de patinage consécutives, à Göteborg, en Suède, et à Helsinki, en Finlande, où, le 6 janvier 1990, pour la toute première fois, trois drapeaux canadiens ont été hissés aux chevrons pour les équipes seniors de Laval, Whitby et Burlington.

La compétition à Göteborg avait été accueillie et organisée par le Club de patinage Landvetter, alors que la compétition à Helsinki était la première de patinage synchronisé organisée et accueillie par une association de patinage membre de l’ISU. Il faut reconnaître Jane Erkko, Satu Procope et les membres du conseil d’administration de leur association pour avoir cru en l’avenir de notre sport et assumé une telle initiative, au tout début de ce sport.

Quarante équipes représentaient six pays, dont quinze clubs canadiens et américains qui avaient amassé des fonds pour envoyer quinze équipes, ce qui représentait un total de plus de 800 patineurs et partisans.

Du Canada, on comptait des équipes de Burlington, Châteauguay, Delhi, Kingston, Kitchener, Surrey et Whitby et des États-Unis, des équipes d’Atlanta, GA, d’Eiesettes, VI, de Fraser, Mich, de Greenbier, Ohio, de Minneapolis, Minnesota et de St. Clair Shores, Michigan.
Avec ce niveau de participation, d’implication, de conviction et de soutien, le succès de l’initiative était assuré. Le nombre et l’enthousiasme des équipes nord-américaines avaient été une source d’inspiration pour tous et avait solidifié le patinage synchronisé, en tant que sport international.

Merci à tous les groupes et à tous ceux qui ont poursuivi les intérêts de ce sport, au niveau où il se trouve maintenant. L’avenir est excitant!
Notre prochain but pour le patinage synchronisé? Concourir en tant que discipline olympique!

Vous n’avez pas acheté un forfait d’événement pour les anciens en vue des Championnats du monde 2020, MAIS vous voulez participer à l’activité sociale pour les anciens ou le brunch pour les anciens et amis…

Voici comment! Faites parvenir un COURRIEL à [email protected], afin de recevoir le FORMULAIRE EN LIGNE pour les activités auxquelles vous souhaitez assister.

Renseignements ci-dessous sur les ACTIVITÉS!

« Inspirer tous les Canadiens à vivre la joie du patinage. »

Nous serions ravis d’avoir de vos nouvelles! De nos jours, rester en contact est plus facile que jamais!

Envoyez-nous vos récits, photos, idées, suggestions et questions. Nous ne pouvons garantir de tout publier, cependant nous lirons certainement chaque mot reçu et en cas de questions, nous trouverons des réponses.

Contactez Celina Stipanic, gestionnaire, Anciens et développement de fonds, par courriel à l’adresse [email protected]